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18 mars 2010

L´histoire humaine entre culture, civilisation et démocratie

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Surtout ne pas se laisser, pour mieux juger des choses, obnubiler par l´absolutisme indécent ou les courants actuellement dominants de nos temps.

 

"La raison raisonnante se moque de la raison ; la vraie morale se moque de la morale." Blaise Pascal

@ Patience: un peu de critique de contenu et de définition ne serait pas mauvais d´autant que les gens, les cultures absolutistes et les religions ont tendance à se sanctifier elles-mêmes et c´est dire à tourner en rond tout en empêchant autant le pluralisme d´évolution que les individualités culturelle originelles de s´épanouir. Oui il ne faut pas placer la civilisation occidentale au niveau de norme universelle, bien sûr ! Mais souvent les gens confondent maîtrise relative ou momentanée de la technologie et du relatif bien-être qui en découle, avec la véritable notion de culture et civilisation ! Dans quelques décennies, lorsque nos enfants jugeront de l´histoire humaine, il seront certainement choqués par les absurdités qu´on a fait avaler aux gens. Et même avec quelle légèreté les gens se sont abrutis à y croire, se refusant ainsi à exercer la fonction la plus précieuse de la culture et l´existence consciente et réfléchie: la quête objective du but et de la raison existentielle.

@ Richard-Claude B. K, la fin de ton commentaire est absolument élogieux et brillant; mais non, nous ne sombrerons pas dans la barbarie par le suivisme et l´absolutisme culturel borné qui ont aveuglé la marche de l´histoire jusqu´aujourd´hui. Je parle d´absolutisme économique, politique, socioculturel et même religieux. Pourquoi ? Mais parce que d´une part la Chine et l´Inde sortent du néant sans pour autant avoir été ni épargné, ni élevé par l´absolutisme occidental ou même religieux islamiste. D´un autre côté, l´écrasement économique et financier actuel de la Grèce comme symbole d´un occident malade de lui-même et de ses abus logiques, ainsi que l´état éthique, moral et économique déplorable de ce même occident; tout cela prouve qu´on ne peut pas se prétendre cultivé, civilisé ou même maître économique du monde lorsqu´on ne respecte pas la réalisation des autres. On ne peut pas surproduire et vivre de l´appauvrissement et l´empêchement au développement des autres, et croire que tout ira bien. Si on assassine ses propres clients avenir, de quoi vivra-t-on demain, à qui vendra-t-on ?

Ceci doit nous faire réfléchir, surtout à tous ceux qui, aveuglés, aliénés ou même corrompu mentalement et intellectuellement par les courants absolutistes qui s´exercent dans notre monde actuellement, se sont refusés à user de la raison objective et de leur bon sens critique en se laissant entraîner à suivre et vivre animalement. Oui, tu as bien raison, Richard lorsque tu dis qu´il nous faut "bâtir en ce siècle une civilisation commune à laquelle chacun puisse s'identifier, soudée par les mêmes valeurs universelles, guidée par une foi puissante en l'aventure humaine, et enrichie de toutes nos diversités culturelles". Je veux comprendre par-là qu´il s´agit d´une culture objectivée, c´est à dire non seulement de valeurs morales et éthiques objectives et valables pour tous, mais aussi riche en développement rationnel de moyens techniques et scientifiques de réalisation efficaces et appropriées aux cultures respectives de leurs maîtres. En fait, il ne doit pas y avoir logiquement en prétention démocratique de culture dominante, exclusive ou absolutiste, mais bien une cohabitation tolérante et organisée de plusieurs cultures se respectant les unes les autres. Parce que cette démarche est fondamentalement et logiquement caractéristique de la démocratie et protège autant les identités que les originalités socioculturelles et individuelles. A mon sens, c´est ce niveau qui qualifie, outre le niveau élevé de quête de bien-être, de connaissance et de respect des droits et des libertés, réellement toute prétention valable de civilisation, de démocratie ou de culture.

Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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Commentaires
M
Quand savons-nous exactement que nous devons nous défaire de nos tendances primitives négatives et nous atteler aux forces critiques, intelligentes et positives ? Le progrès, la morale, le bien-être, la meilleure satisfaction du besoin ? C´est en fait là la clé du problème parce qu´en fait le temps passe et la terre tourne...le progrès et la satisfaction sensible élevée obligent. <br /> <br /> Les choses deviennent plus compliquées lorsque des erreurs ont été, comme pendant l´esclavage, la colonisation ou autres crimes de possession ou de rapacité primitives, pratiqués si longtemps et se sont enracinés dans les us et usages des cultures et des société, qu´on a difficile à s´en défaire sans mal. Autre chose: ce qui est vrai aujourd´hui n´est pas nécessairement ce qui sera vrai demain ! Or l´être humain, de par son désir d´assurance, de normes directives, de règles de vie et d´action, a tendance à entériner ce qui se fait couramment dans la société, dans la famille ou dans le groupe. Il faut parfois beaucoup de patience pour émanciper une société de fausses idées (esclavage, racisme, xénophobie, abasolutisme religieux, etc). Toutes les sociétés ne cherchent pas le bien, du moins n´en voient pas l´importance de la poursuite en société. Morale et éthique sont, dans certaines sociétés piégées au passé ou à quelques extrêmes religieux ou intentionnels, difficiles à guérir de leur sentiment de supériorité par rapport aux autres, par exemple, des complexes d´infériorité leur légué par l´esclavage, entre autre ou même de se guérir du racisme...<br /> <br /> C´est un peu cela la complexité du probléme qui se traduit aussi dans les rapports autant intérieurs qu´extérieurs à un pays, une culture. C´est peut-être pour cela qu´il faut mettre sincèrement l´accent sur l´éducation, dans le monde entier, des valeurs critiques, réfléchies, sur la morale et l´éthique de la vie en tant que telle mais aussi de la valeur des rapports humains. Ceci a une importance croissante parce que dans l´économie, en fin de compte, on n´a pas seulement besoin de clients qui aiment nos produits, on doit aussi respecter leur épanouissement financier sinon à la fin ils ne sauront plus payer nos produits. Ce qu´on voit aujourd´hui: on sombre alors dans une crise économique de demande négative pendant que l´offre explose et excède. L´équilibre est une grande valeur humaine parce qu´elle incite á peser sincèrement le pour et le contre.<br /> <br /> Musengeshi Katata<br /> FR
S
La crise économique capitaliste actuelle a plongé le monde dans un gouffre réel de désorientation culturelle. Tout à coup on se rend compte de l´abus centraliste occidental d´une part et de l´autre, des faiblesses et les manquements causés ou mis à jour autant par l´incapacité des africains à se réaliser par eux-mêmes pour eux-mêmes, que celui à vaincre les forces chosifiantes des pays industrialisés. Notre définition culturelle est régie par des forces actives et passives, par des valeurs et par la créativité et le respect des droits et libertés des autres. Or, l´histoire qui a une démarche autant mécanique de forces sociales, industrielles, techniques ou scientifiques…et mêmes des force occultes teintées de rapacité, de chosification et même de mépris racial ou religieux, cette histoire est malgré tout aussi le résultat du niveau intellectuel mis à jour par nos cultures que par notre raison objective et critique.<br /> <br /> Tout cela, dans sa genèse ou son adéquation, n´est ni entendu et résolument idéaliste, ni même contraignant à quelque équilibre que ce soit inévitablement. La culture, comme l´économie qui en est le bras droit ou l´utilisation de moyens et d´instruments de réalisation qui en sont sa main gauche, est le résultat de l´action autant que celui des capacités créatives, imaginaires et bien sûr, de la raison en ce que nous projetons de nos rêves et nos attentes sensibles, des idées pour satisfaire à nos besoins…le grand problème actuel est d´une part que l´absolutisme occidental est arrivé à une impasse où ses contradictions l´empêchent d´intégrer le monde entier…autour d´une hégémonie que cette culture n´a pas réellement démocratisé. Ainsi ne sachant plus recréer la liberté et la démocratie dans toutes ses activités industrielles, financières, politiques, l´occident se trouve en crise de valeurs et de crédibilité. Ceci se passe actuellement aussi en Afrique dont l´identité avait été négligée pour suivre ou imiter l´occident. Et maintenant ?<br /> <br /> C´est le drame : pendant que les forces conservatives s´acharnent à se défendre de la crise et le séisme économique qui les étreignent, la Chine, l´Inde et le Brésil montrent tous les signes de sortie de la latente stagnation du sous développement et bien sûr, mettent l´occident à l´étroit en lui enlevant, dans cette crise, des capacités industrielles par une concurrence ardue. L´Afrique et les autres pays sous développé, sans l´aide de l´occident qui les a toujours exploité et plutôt chosifié que secouru avec des investissements assidus, peut-elle elle aussi sortir de la pauvreté ? Bien sûr que oui, mais pour cela elle doit bien sortir de l´aliénation mentale et intellectuelle face à l´occident et devenir positif pour elle-même ! Elle doit bien mettre ses facteurs de développement à jour et leur donner le dynamisme économique, financier, intellectuel et technique créatif nécessaire à soutenir les efforts ardus et complexes du développement ! Parler développement et cependant ne pas en produire les conditions et les moyens, c´est bien se moquer de soi-même et de son monde…assurément.<br /> <br /> Entre l´islam qui connaît, lui aussi une profonde crise de réalisation industrielle, technique et scientifique, et le christianisme occidental tous importés en Afrique au gré de conquêtes et envahissements culturels, il y a une différence capitale dans leur impact envers les mentalités africaines. La chrétienté est certes passible de rationalité et de véritable libération de la créativité rationnelle laïque mais mène malgré tout à l´assujettissement à l´occident et à l´hégémonisme spirituel de la race blanche, l´islam, elle ne semble mener qu´à un absolutisme coranique n´ayant d´autre but que la domination religieuse. Ces deux forces se combattent actuellement là où elles se rencontrent en société comme au Nigeria, par exemple, au Sénégal…L´Afrique arrivera-t-elle á s´objectiver résolument malgré ces tendances spirituelles étrangère réellement á son identité propre ? Bonne question. Apparemment certains pays en souffriront et y perdront plus d´énergie et de temps précieux qu´ils ne le souhaiteraient réellement. Dans d´autres pays somme l´Inde, la Thaïlande…etc, on a déjà vaincu ces dilemmes et placé la rationalité au dessus de la spiritualité. En Afrique et à cause de l´ignorance rationnelle qui y abonde, les choses sont plus inutilement antagonistes.<br /> <br /> Un mot sur la large fumée trompeuse que fait actuellement l´islam avec son fondamentalisme terroriste ou avec son manque évident de tolérance face aux autres cultures ou expressions culturelles de vie : je suis surpris que l´occident y attache autant d´attention. Apparemment cela permet aussi à l´occident, en ces temps de crise économique et culturelle, à tromper son monde en jouant ses muscles en Afghanistan ou contre un terrorisme international autant invisible qu´insignifiant à mon sens. Toutes les cultures aiment employer le faux et l´illusion quand elles se trouvent dans l´embarras, question de se donner le temps de trouver des solutions tout en se donnant jusque là des allures qu´on n´a pas réellement. Les africains jouaient aux apparences, empruntaient vilement et importaient les automobiles occidentales : cela les avait ruiné les accumulations et l´économie. Les islamistes faisaient beaucoup de bruit sur la grandeur de leur religion, or, ni techniquement, ni dans l´ingéniosité sociale, leur génie n´a émerveillé le monde jusqu´à présent: on se bat avec des armes occidentales, on construit des villes avec la vente du pétrole à l´occident pour en commander les usines et les unités de production. Mais techniquement et malgré leurs immenses recettes pétrolières, les pays islamistes ne sont parvenus à élever chez eux une quelconque technologie de production issue de leur propre intelligence et la vendre ou la monnayer dans le monde. Les Brésiliens, eux, y sont parvenus avec, entre autre, leur système de recyclage de déchets. Les indiens sont réputés pour l´électronique et la programmation…ceux qui n´inventent pas leur propres moyens et instruments de réalisation existentielle, demain, auront bien de problèmes à survivre par eux-mêmes. Cela n´a rien à voir avec la religion. Absolument rien du tout. C´est plutôt une question de développement de capacités professionnelles, de créativité et d´intelligence rationnelle et pratique, qu´une de religion ou d´orientation religieuse.<br /> <br /> Shaka Bantou, j´ai dit !<br /> Forum Réalisance
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