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22 septembre 2010

Millénium. Merkel dénonce la responsabilité des pouvoirs africains face à la pauvreté de leurs populations.

Bravo, madame la chancelière, vous faites bien d´exiger une rentabilisation de l´aide dans les pays assistés et un changement radical de stratégie politique de gestion et de développement en Afrique. Depuis longtemps nous critiquons le déviationnisme dans lequel l´aide aux pays pauvres s´engouffre d´année en année ; cet aide semble servir à engraisser des gouvernements et des fonctionnaires corrompus et bedonnant sans imagination et sans le moindre sens économique ou même l´amour de l´avenir des leurs…Et pendant que de décennie en décennie les africains s´enfonçaient dans la pauvreté, au lieu de voir les choses autrement et de corriger leurs erreurs, les gouvernements africains se sont installés dans la mendicité comme source de développement !

 

Fini de tromper son monde là dedans ; l´aide doit servir à se relever, pas à vivre ou s´établir dans la mendicité !


 pauvret__africaine


Enfin la chancelière allemande, Angela Merkel, a dit ce que tout le monde pensait bien haut sans le dire ouvertement : les gouvernements africains sont responsables de l´échec de l´aide ; ce sont eux qui reçoivent et mettent l´aide en action. Si les nécessiteux ne sortent pas de leur indigence, c´est bien que l´aide est mal employée, détournée ou simplement rendu inefficace par un manque d´engagement et de lucidité structurale de la part de ceux qui recevaient cette aide. La Chine a reçu l´aide et se relève brillamment, l´Inde est sur la bonne voie, le Brésil avance à grands pas…seul l´Afrique noire s´enfonce de plus en plus dans la pauvreté ; comment cela s´explique-t-il ?


Nous ne fermons pas yeux devant les organisations d´aide occidentales, et hélas parmi elles l´église catholique, lesquelles poursuivent des buts volontaires d´inféodation spirituelle ou ces organisations à mauvais caractères qui, pour tirer profit de l´aide et gagner de l´influence, se sont associés aux fonctionnaires et gouvernements africains véreux et corrompus pour s´adjuger une part importante de l´aide octroyée aux nécessiteux africains. Certains gouvernements, quelques coupables industries occidentales d´exportation de produits alimentaires et mêmes certaines banques salopes ont volontairement participé à ruiner les effets positifs attendus de l´aide. Nous le savons bien. Mais la plus grande responsabilité de l´échec de l´aide retombe bien sur le chef des gouvernements africains car, après tout, ce sont bien les leurs qui souffrent ! Or ces élites ont été élus ou exercent le pouvoir de leur pays pour protéger les leurs de toute calamité, de toute vile cure !


Selon toute vraisemblance les pouvoirs africains ne font pas leur devoir d´accompagnement structurel de l´aide ou ne la rentabilisent pas au sens économique par lequel cette aide doit sortir les gens de la précarité et les aider à se reprendre en main. Jetait-on du riz aux sinistrés, donnait-on du lait aux enfants afin de conjurer la malnutrition temporaire due à la sécheresse ou vaccinait-on femmes et enfants pour éviter des épidémies…tout cela n´était qu´un maigre aspect des besoins économiques et sociaux de la région sinistrée. Ce qui manquait cruellement en Afrique, c´étaient les structures d´encadrement et de prophylaxie permettant à l´aide de faire boule de neige et rendre ceux qui la reçoivent actifs, productifs et positifs pour eux-mêmes et pour leur société ! Après tout le but de l´aide n´était pas de loger les affligés éternellement à la mendicité mais bien de leur donner, avec l´assurance et le respect que leur octroie la solidarité internationale, confiance en eux POUR QU´ILS NE DÉSESPÈRENT PAS ET REDEVIENNENT POSITIFS ET ACTIFS EN REPRENANT LEURS VIES EN MAIN !


Mais voit-on ? D´un côté et de l´autre on a, contrairement à l´intention fondamentale de toute aide, élevé des écornifleurs et des parasites cherchant à réaliser leurs propres intérêts qu´à aider ou user de l´aide pour se relever. Faut-il plus de contrôle ? Bien sûr, mais surtout il faut plus de responsabilité de la part des gouvernements africains sensés logiquement plus intéressés à la réussite de l´aide que les donneurs d´aide. Peut-être devrait-on penser à un mixe : chaque fois qu´un pays africain reçoit une aide, ce même pays africain doit investir dans le projet le tiers du volume financier de l´aide et veiller à sa réussite dans le temps et l´espace.


Il est absolument illogique et plutôt injurieux que des millions de gens responsables et consciencieux de par le monde épargnent, que des femmes et des enfants, par rudes temps, fassent du porte à porte pour aider des pauvres à l´autre bout du monde…et que l´argent ainsi récolté soit coulé dans des projets sans lendemain ou des actions tellement mal organisées qu´elles n´aboutissaient, tels des remède de cheval, qu´à rendre les gens encore plus pauvres qu´ils ne l´étaient avant ! Ceci est un véritable scandale non seulement pour le bon sens mais aussi pour le cœur solidaire de tous ceux qui épargnent ou se privent de ceci et de cela…pour aider des nécessiteux urgents. Ceci revient à tuer l´aide en dégoûtant les gens, or cette aide est bien plus qu´un simple geste de compassion ; c´est un symbole de solidarité humaine qui place la vie au-delà des frontières, des langues, des religions et de la couleur de peau. Une valeur en fait incroyablement belle et universelle de la conscience humaine ; la perdre ou l´affaiblir nous éloigne tous les uns des autres au lieu de nous rapprocher et nous rendre fondamentalement meilleur.


Musengeshi Katata

« Muntu wa Bantu, Bantu wa Muntu »

 

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Commentaires
S
On comprend d´autant mieux le discours d´Obama. Ses meilleurs économistes le quittent, comme c´est aussi le cas pour Cameron en Angleterre: le virus de la crise économique ? Tout porte à croire que c´est réellement le cas. En Allemagne c´était la même chose: quand le bateau coule, les rats quittent le bord. Voilà ce que c´est que de sous estimer la crise...et promettre mont et merveille sans pour autant avoir réllement saisi l´acuité réelle de cette crise et sa monstrusosité. je doute même qu´Obama soit réélu...pour cela la droite a trop belle partie en ce moment avec le chômage américain persistant, les sans abris et la pauvreté qui gagne irrésistiblement du terrain. <br /> <br /> S´il nous avait écouté, Obama, il aurait vu les choses autrement...et peut-être n´aurait-il pas fait les promesses qui vont prochainement lui coûter cher. Cette crise, encore une fois, est bien cruelle et grandement exceptionnelle autant dans son contexte que par sa nature. Cela va craquer accrochez-vous...en Afrique ce sera l´enfer; un homme averti en vaut deux. Tous ceux qui font des promesses aujourd´hui le font gratuitement et plutôt légèrement; ce qui vient maintenant est tellement violent et inconnu du monde que la pauvreté, va s´étendre dans tout l´occident. Encore une fois; planquez-vous et acheter l´or si vous le pouvez...et taisez-vous, l´enfer est à nos portes. Et pour longtemps. Dernier avertissement...<br /> <br /> Shaka Bantou, j´ai dit !<br /> Forum Réalisance
M
L´aide, dit-il ne doit plus être momentannée; elle doit servir à se relever et devenir indépendant, pas dépendant de l´extérieur. Voilà qui met les points sur les i. Maintenant, comment abattre la francafrique et dépouiller le continent africains de ses dictateurs cannibales, dépensiers et illuminés ? Oui, comment se débarrasser des fainéants et écornifleurs qui jouissent et s´engraissent avec l´aide au détriment des leurs ? Ce sera la nouvelle étape d´une nouvelle politique de l´aide, car en occident comme dans les pays nécessiteux les escrocs vivant royalement de l´aide faisaient légion. En occident des sociétés entières étaient ainsi nées pour profiter des exemption à l´Impôt que permettait l´aide lors des déclarations fiscales de leurs clients. Il suffisait alors de se trouver des deux côtés de la palissade pour faire d´une pierre deux coups avec l´aide des fonctionnaires corrompus africains. L´argent revenait en occident aussi rapidement qu´il était parti, ou servait à obliger à des commandes de produits de consommation...à faire du trafic d´influence politique. assécher ce marais de mauvaise foi demandait plus de transparence et de droit de regard. Est-ce possible ?<br /> <br /> Se débarrasser des sangsues de l´aide suffit-il réellement à changer les choses, nous demandons-nous franchement; il faut que l´aide devienne efficace et soit encadrée dans une logique d´aide positive ouvrant sur une meilleure rentabilité économique et sociale...Or d´un côté comme de l´autre de l´aide les mentalités sont encore enfermée dans la passivité d´une part et de l´autre dans l´abus ou le profit escroc qu´on tirait de cette aide bénévole. On devra donc exiger des recevants, et c´est dire aussi des Etats et gouvernements recevants, des prestations d´encadrement et de foisonnement social et économique de l´aide. Sans tancer les gouvernements concernés et faire pression sur eux on n´arrivera certainement à rien. Comment y arrivera-t-on, cela reste un autre délicat volet de la finalité de l´aide. faire de beaux discours, c´est bien; sortir d´une situation embourbée, c´est bien autre chose...<br /> <br /> Musengeshi Katata<br /> FR
S
Or on a hélas l´impression que les élites africaines abandonnaient sciemment les leurs à la mendicité internationale pour se défaire le mieux possible de la responsabilité que le pouvoir exercé par ces illuminés et incapables les obligeait envers les leurs. Ils pouvaient alors se faire soudoyer et corrompre à loisir, s´enrichir sur le dos des leurs et jouer les innocents de la responsabilité politique en entretenant dans quelques demi intellectuels africains illogiques et désorientés des thèses victimaires qui mettaient l´occident au banc des accusé et seul responsable des malheurs africains. Or tout africain bien réfléchi et informé aurait bien vite découvert que ce n´était que le quart de la vérité; les africains, et cela est pleinement logique, étaient absolument responsable de l´avenir et du sort de gens pour lesquels ils exercaient le pouvoir ! La francafrique ? Mais qui donc empêchait les africains responsables de s´y opposer énergiquement ?<br /> <br /> Personne ne ferait croire au monde entier ou à quiconque que les américains avaient plus de devoirs envers les enfants chinois que les chinois eux-mêmes ! En Afrique cependant, on avait pris l´habitude de vivre sur la tête en inversant autant le bon sens que le sens logique et déterminné de la responsabilité politique, éducative, économique et culturelle. Pire encore était chez certains africains et même congolais le désir de remettre les choses en place et l´homme sur ses jambes...sans au préalable s´enquérir de ses véritables capacités intellectuelles et rationnelle de compréhension des défis et des exigences du développement, et bien sûr des valeurs et contenus réels du pouvoir et son responsable exercice. On aboutissait à des élections de corrompus, d´aliénés illuminés qui cherchaient, pour cacher leurs déboires face à leurs obligations de promotion et de défense efficace des intérêts des leurs, à importer à tout rompre en privant par-là les leurs de moyens financiers d´investissement. Ces roturiers du développement postillonnaient le pays de projets grotesques sans aucune articulation au développement réel des leurs et dont l´économisme laissait grandement à désirer.<br /> <br /> Il faut bien que les africains le comprennent malgré tout et peut-être définitivement: aucun pays ne peut se développer à l´enseigne de la mendicité, armé d´ingorance et se refusant à soigner ses facteurs de développement lesquels commencent par l´instruction, la formation professionnelle, des universités et écoles techniques performantes, la mise sur pied d´une petite et moyenne entreprise responsable et ambitieuse...etc. Tout cela nécessite l´effort, l´intelligence créative, la protection des épargnes et leur usage par investissements surveillés dans les secteurs précités.<br /> <br /> Toute l´histoire de l´aide au développement est une bonne intention morale et solidaire de la part de la communauté internationale qui, disons-le promptement, engloutit nos matières premières et envahi nos marches de leurs excédents industriels et commerciaux. Mais il ne faut tout de même pas que le laissé faire, la facilité et le déni de prise de responsabilité envers soi-même viennent couronner l´absence d´économisme que convoie l´aide. C´est l´économie qui prévaut dans tous les cas...même pour l´aide à sa réception car celle-ci doit permettre de se sortir de l´embarras, pas d´y hiberner ! Bien sûr nous connaissons les défauts et les faux usages orientés de l´aide...mais que font les africains pour neutraliser ces effets négatifs, investir dans les leurs et se refuser à la corruption ? Cela ne dépend que d´eux...s´ils ne le font pas et si parallèlement ils ne construisent pas des écoles et jettent l´argent par la fenêtre en exportations et projets ridicules de prestige détruisant l´emploi chez eux...à qui donc revient la faute, que diable, sinon aux africains eux-mêmes ? Ceci dit, ce sont leurs enfants qui souffrent, c´est leur pays qui doit se développer, c´est de leur avenir dont il était question. De quoi donc parlons-nous ?<br /> <br /> Shaka Bantou, j´ai dit !<br /> Forum Réalisance
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